Christia Sylf
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Markosamo rencontre Isami

 

Une page de « Chronique d’Atlantide », le projet en cours, avec la rencontre spéciale entre le Maha et la Dame Etoile

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« Chroniques d’Atlantide » : projet à suivre et appel à adhésion

Le projet de notre illustrateur Vincent Pompetti prend forme et est en cours de réalisation ! il sera montré petit à petit tout le long de l’année prochaine, avec un financement participatif envisagé pour fin 2019, avec en tout cas la volonté de publier ce livre en 2020…Il s’agit donc d’une adaptation libre et succinte de « Markosamo », sous forme de roman graphique d’un style spécial et adapté en texte et image. A suivre donc sur notre site.

Par ailleurs, suite à la retraite de certains membres historiques de l’association, nous recherchons également de nouveaux membres qui seraient intéressés à participer à l’organisation d’événements culturels ou artistiques en rapport avec Christia Sylf, afin d’insuffler un nouveau dynamisme à notre association. Vous pouvez nous contacter à l’adresse :

lesamisdechristiasylf@gmail.com

En attendant, voici un premier aperçu du travail en cours :

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L’univers de Christia Sylf illustré en publication

L’illustrateur Vincent Pompetti prépare depuis quelques années des projets sur les écrits de Christia Sylf, en particulier sur l’Atlantide, avec un calendrier d’art en 2015 d’abord, et maintenant dans 3 nouvelles publications ; ces deux almanachs , XXe et XXIe siècles, élaborés avec l’association artistique Pegasus&Co, couvrent en 200 images le parcours de l’auteur sur 20 ans de travaux, et on y trouve de nombreuses allusions à Sylf :

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La cité d’Atlana :

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Markosamo, le sage au pain, en 4e de couverture :

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La vie en Atlantide :

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Les âmes soeurs :

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…Ou Kébélé, le sage intemporel

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Et d’autres encore ! chaque image est annotée d’un texte, les deux ouvrages englobant 200 pages de travaux divers.

Les deux livres sont disponibles en tirage limité dans la boutique de l’auteur : https://pompetti.bigcartel.com/product/almanach-xx-xxie-siecles

Un autre livre d’art à paraître, en collaboration avec une galerie, contient également d’autres peintures et illustrations. Nous en reparlerons dans une prochaine publication

Concert- thème de l’Atlantide à St-Montan 2014

Le week-end du 30 août 2014, l’association avait organisé un évènement important à Saint Montan, ville où a vécu Christia Sylf et y a écrit ses livres. Outre les expositions d’originaux  sur ses oeuvres et de certains reliquat de l’écrivaine-notamment sa machine à écrire-, un concert avait été organisé dans une performance particulière, sur le thème de l’Atlantide. L’artiste-interprète Mandragore avait livré une prestation enchanteresse à la harpe, dans la chapelle San Samonta, accompagnée de Vincent Pompetti qui réalisait en direct des aquarelles, projetées simultanément sur un des murs. Evocation :

Vous pouvez découvrir l’univers et les albums de Mandragore sur son site

Maître Kiblo

…du projet « Chroniques d’Atlantide »kiblo

Chroniques d’Atlantide : Isami la Dame Etoile

 

Le projet reprend, ici une esquisse pour la Dame Etoile, l’amie éternelle :

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Les « Gloms » de Christia Sylf et les robots d’aujourd’hui : ou l’abandon de l’âme à la matière

Bien des choses dans l’époque que nous traversons font penser à l’oeuvre de Christia Sylf, sous divers aspects, et ses écrits résonnent, aussi bien pour ce qui est de sa sagesse, mais aussi pour ses mises en garde sur l’endormissement de l’âme et l’attrait mortifère de la matière.

Au Japon, à partir du mois d’avril, un « robot » présentera le journal télévisé d’une chaîne nationale, en lieu et place d’un humain :

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Source : CNEWS

Une information qui fait tout de suite penser aux temps troubles du roman « Markosamo le sage », où le savant débridé AbimNazar attirait les foules par ses « gloms » perfectionnés, androides de plus en plus humain, hypnotisant les consciences et envahissant leur psychisme, jusqu’à saturation.

AbimNazar

Bien sûr il ne s’agit pas de donner dans le messianisme, si les cycles se répètent, ils ont toujours la possibilité de suivre une autre voie que le déraillement, et la technologie actuelle n’est jamais qu’une succession d’algorithmes sophistiqués, loin d’une véritable intelligence artificielle, ou des « Gloms » , mû par impulsion psychique. Et, si on veut voir large, une des idées sous-jacente des écrits de Sylf est que la technologie est un outil au service des hommes, mais qu’il est bon de dépasser lorsqu’il n’en a plus besoin, sous peine d’en devenir l’esclave, le Frankenstein détruit par sa créature.

Cependant, l’article parle de cette fascination et de cet abandon face à des choses inertes, sorte de réceptacle magique censé résoudre tout les problèmes, comme un simulacre de vie, qui assurerait le contrôle de tout, y compris de la mort. Le créateur de ce projet, Hiroshi Ishiguro, va plus loin, en affirmant qu’il souhaite précisément échapper à la mort en « transférant sa conscience dans une réplique de lui-même », car selon lui, la conscience ne serait rien d’autre qu’un disque dur, il suffirait de savoir comment le « télécharger » pour pouvoir continuer à vivre.

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Cela n’évoque pas seulement la descente de l’Atlantide vers la matière, mais les livres précédents, le monde de « Kobor Tigan’t », et ses T’Lo, créatures envahissantes et lascives, endormant la conscience de l’homme, laissant « son âme en jachère » pour paraphraser Sylf. Lors du fameux discours de Ta, fustigeant ce fait, le manque de créativité . Ce à quoi les Sectateurs, l’équivalent de la haute société d’aujourd’hui, répondirent : « Mais pourquoi renoncer aux T’Lo ? Ils nous aiment ! » – Ils vous aiment mais vous prennent toute votre énergie, lançait la Reine Ta dans son envolée profonde :

Tout ce que semble  donner un T’Lo n’est qu’illusion, âpre et sèche.Le T’lo ne donne pas, il ne fait que prendre : ton temps, tes forces, l’élan que tu pourrais consacrer à toutes sortes d’autres choses qui te seraient vraiment profitables.(…)
Nous n’irons pas plus loin, je vous le dis, si nos élites, les plus fortes de corps et de tête, s’engloutissent dans la griserie du faux-faire et du non-être, qui est le mensonge attaché aux T’Lo. Ce n’est pas cela, aimer ! Ce n’est pas périr dans la fumée de vos sens évaporés.C’est au contraire penser pareil à nous qui vient après nous et c’est construire, bâtir, pour celui qui nous suit comme nous avons suivi nos Ancêtres.
(…)
C’est l’amour qui bâtit.Et il faut choisir les meilleurs matériaux et les plus solides bâtisseurs.Car l’avenir, c’est toujours quelque chose qu’il faut affronter et prévoir, pour en triompher.Or, que faisons-nous, depuis des temps ? Rien ! nous vivons encore dans les structures de nos Ancêtres.Ils avaient su les penser pour nous, à l’avance ! Mais, à présent que vient un grand souffle transformateur, que faisons-nous vraiment pour notre avenir ? »

Comment ne pas penser à ce penchant pour la technologie qui n’est plus vue comme un outil, mais une béquille que l’on chérit jusqu’à l’ivresse ? Toujours au Japon, pays particulier s’il en est, d’une grande histoire et non dénué de richesse intérieure, ces phénomènes vont grandissant et interpellent ; il existent déjà des « poupées » parfaitement ressemblantes à des humains, que des maris avouent préférer à leur femme, les prennent en photo, encadrent leurs portraits, partant en balade avec elle, affirmant qu’elles « donnent de l’affection ». La projection humaine et ses échappatoires sont parfois déroutant…

Pour revenir à l’article, il est prévu que la « voix » du robot-journaliste serve également dans diverses applications quotidiennes. Ainsi, le japonais moyen sera habitué plusieurs fois par jours à entendre une voix robotique lui dire les infos, la météo, des annonces…une voix monocorde, comme certaines chansons où le chanteur est doublé par un vibreur électronique modifiant sa voix, comme les Gloms de l’Atlantide de Sylf, remplaçant les chants, et conditionnant le quotidien des atlantes.

le roboticien Hiroshi Ishiguro a confié ensuite au Wall Street Journal qu’il souhaite  doter son robot-journaliste d’une «conscience indépendante» et croit qu’elle a «une âme», souligne l’article. Ainsi donc AbimNazar et son cortège de Gloms puis de « Zombs » semble avoir fait des émules, en tout cas des archétypes, refusant le risque et l’audace de la vie, se réfugiant dans des subterfuges, et au nom de la rationalité, se prennent à « croire » à la matière inerte, comme une divinité créée par l’homme. Mais, à force de vouloir ressembler à un robot, deviendra-t-on des Zombs, des êtres sans aucune âme, devenant le « graal inversé », obsédé par le contrôle et les applications, dans la boucle complète de l’imposture ?

Cette civilisation qui penche saura-t-elle se réveiller , et écouter le souffle transformateur dont parlait Christia Sylf ? « Y aura-t-il enfin un homme ? »